LBRDCOV#2> Fables & Fiends book 1 : Legend of Kyrandia

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Yo-ho, chats gluants trempés dans du nutella chaud!
Me revoilà, c’est moi! Capitaine Obe Viyous! J’étais non loin des rives sanglantes du lac des cygnes à pêcher le crapeau que je suis tombé sur cette sirène. Elle s’est élevée de l’eau comme Excalibur et m’a tendu un sac isotherme bien cellé. Grâce à mes armes de combats, j’ai pu aisément ouvrir le butin et y retrouver une petite boîte perdue depuis longtemps par mes soins. Je l’avais cachée sur l’île aux mille roses enflammées (qui fûrent d’ailleurs enflammées par mes soins) et personne ne le savait. Moi-même, je l’avais oublié! Enfin, soit, voilà que cette petite déesse poissonneuse me tend d’un main délicate…

Legend of Kyrandia
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Haha, Kyrandia, c’est le genre de jeu qu’on oublie comme le lieu d’un trésor sur une île perdue dans le rhum… Mais quand on s’en rappelle, cela va avec une floppée de bons souvenirs! Je me souviens d’ailleurs que ce jeu a un titre à rallonge: Fables & Fiends: Legend of Kyrandia, book 1. Auraient-ils pu faire plus long?
Le jeu sort alors que Westwood studios (oui oui, eux) ne sont pas vraiment connus… Les auteurs de la bête sont Brett W Sperry, co-fondateur de Westwood, et Michael Legg. Le jeu représente, avec Dune 2, de la même année (1992), le début du règne de Westwood sur le monde du jeu.
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Le jeu, souvent oublié des rétrospectives de jeux d’aventures reste pour moi une expérience incroyable! Déjà, il était beau! Et quand je dis beau, il détonnait! Rien que l’introduction valait le déplacement! D’ailleurs, tous les magazines de l’époque montrait des images de cette intro dans leurs tests. Ensuite, Westwood était connu pour son excellent Eye of the Beholder et tout le monde les attendait au tournant (personne ne fut déçu). Et enfin, le jeu d’aventure était en pleine explosion et tout le monde s’y mettait avec plus ou moins de succès.
Legend of Kyrandia est une de ces surpsies qui font plaisir quand elles sortent. Le monde est coloré, bien dessiné, bien pensé; les personnages sont accrocheurs, surtout Malcolm, sympathiques et le jeu baigne dans une sorte de féérie. Cela le rend addictif et l’approche d’un univers King’s Quest-ien. Les images en disent plus que de long discours…
L’histoire? Ah oui, ça raconte quoi encore? Vous incarnez Brandon (le choix du prénom laisse clairement à désirer!), apprenti du grand magicien Kallak. Votre maître se fait attaquer par un fou – littéralement – qui se prénomme Malcolm. Pourquoi donc cette batterie de prénoms? Accrochez-vous… Malcolm est un vilain bouffon qui a décidé de foutre le chaos dans ce merveilleux monde où hommes, animaux et verdures vivent en harmonie. Vu que Malcolm a le chic pour réussir ses tours moisis, Kallak, grand magicien de renom, a décidé d’arrêter les agissements du bouffon fou. Non, Kallak n’est pas Bruce Wayne. Enfin bref, Malcolm finit par revenir et il se venge vite fait de Kallak pour retourner à ses activités quotidiennes: pourrir l’existence d’autrui. Vous, Brandon, vous retrouvez seul et abandonné. Mais au lieu de pleurer sur votre triste sort, vous décidez d’allez botter des fesses de bouffon!
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Dit comme ça, on dirait un FPS mais Kyrandia est bien un point n click traditionnel, à la SCUMM. A la Monkey. A la Zak. A la Maniac. Enfin, avec des boutons d’action. Sans les boutons. Enfin, bref, c’est intuitif! Vous cliquez et cela fait ce que cela doit faire. L’interface est simple mais limitée. On retiendra une frustration permanente de ne pouvoir tenir qu’un nombre restreint d’objets dans l’inventaire. Le surplus… il faudra le déposer quelque part. Vous pourrez toujours revenir le chercher mais quand même, frustration. Encore plus grande frustration quand vous atteignez l’île (jouez au jeu pour savoir) et qu’il vous manque l’objet qui débloque l’énigme. Oui, Kyrandia est ce genre de jeu où si on oublie de prendre un objet spécifique dans sa besace, on est bloqué à jamais (bon, ok, il n’y a QUE pour l’île qu’il y a ce souci). Mais c’est aussi un jeu où l’on meurt tout le temps et où les sauvegardes sont omniprésentes dans le gameplay! Les morts de Brandon sont d’ailleurs bien marrantes ou frustrantes, dépendant de votre degré d’humour.
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Après, le jeu suit tip-top les critères de l’époque: tout tourne autour de la gestion d’inventaire, les textes n’ont pas trop d’importance en soi, les animations déchirent et il y a des énigmes de type labyrinthe qui trainent. Alors, sachant que Kyrandia est un classique dont l’ingeniosité ne dépasse pas le QI d’un nain barbare berserk qui mangerait des champignons en chantant « mangez-moi, mangez-moi,mangez-moi »? Et bien tout simplement parce que sa formule est efficace! Le jeu rassemble tout ce qui se fait de bien et l’alchimie fonctionne. Et le manuel est sympa aussi. Oui, à l’époque, les manuels servaient à quelque chose, ne fusse que pour les codes!
Allez, la bleuzaille! Si vous n’avez jamais terminé Kyrandia! C’est le moment, c’est l’instant! Enfin, ce sera toujours aussi bon demain mais si vous n’y jouez pas aujourd’hui, je serai obligé de farcir vos doigts de pied avec des calamar frits!

Votre sainteté macabre,
Capitaine Obe Viyous

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